Bien préparer sa trousse de secours

Bien préparer sa trousse de secours

Préparer sa trousse de secours peut paraître très simple : on achète un kit-pharmacie en magasin de sports et le tour est joué…

En fait, de notre point de vue, l’opération est un peu plus complexe que cela.

Vous ne trouverez, en effet, dans une trousse toute faite que le strict nécessaire. Sachant en plus qu’il y aura sans doute des affaires dont vous ne vous servirez jamais car vous les trouverez totalement inadaptées à votre cas personnel.

Ainsi, selon nous, une trousse de secours, tout comme la santé et les traitements médicaux, est éminemment personnelle. Et chacun a sa façon de se soigner. Chacun a ses habitudes.

Un kit-pharmacie ne peut donc être standard, universel.

De plus, le remplissage de la trousse de premiers soins, tout comme pour le choix du sac à dos, dépend aussi de la durée de votre escapade, ainsi que de sa destination. C’est pourquoi, la trousse à pharmacie nécessaire pour une petite randonnée autour de chez soi ne suffira sans doute pas pour un long périple, qui plus est, s’il se passe sous les tropiques…

Quelques précisions très importantes avant de voir quoi mettre dans la trousse de secours…

Nous donnons donc dans cet article une liste qui doit être considérée comme une base ou une trame, à titre indicatif. Ainsi, ce n’est qu’une sorte de check-list afin d’être sûr d’avoir l’essentiel avec soi.

En fait, le plus important est d’emporter des médicaments qui correspondent à vos besoins et à vos idées, et que vous « maîtrisez ». En clair, vous devez absolument connaître les effets bénéfiques de chaque produit de cette trousse à pharmacie, mais aussi ses contre-indications et effets qui pourraient vous nuire.

D’ailleurs, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien. Le but est d’avoir l’essentiel dans le sac à dos.

La trousse de secours pour la petite randonnée

Selon nous, toute bonne trousse de premiers soins devrait contenir tous les éléments suivants :

La base

Plaies, hématomes et contusions

  • Du désinfectant, que nous préférons en spray. Cela évite en effet d’avoir à l’appliquer avec une compresse.
  • Des compresses stériles pour bien nettoyer autour d’une plaie, à préférer au coton qui peluche.
  • Des pansements de tailles différentes, pour les petites plaies. Nous préférons emporter une bande de pansement à découper à la largeur voulue. En plus de protéger la plaie des agressions extérieures, un pansement a un effet psychologique indéniable sur les enfants : à peine posé, les pleurs se calment (le bobo est ainsi quasi entièrement soigné, surtout si on y ajoute un bisou magique 😉 !)
  • 1 bande de gaze stérile pour maintenir une compresse sur une plaie plus importante ou pour maintenir une articulation lors d’une foulure ou d’une entorse ).
  • 1 rouleau de sparadrap
  • 1 paire de ciseaux (présente dans le couteau suisse) pour couper les bandes de gaze ou de pansement.
  • 2 ou 3 épingles à nourrice.
  • 1 pommade à l’arnica pour soigner hématomes et bosses.
trousse secours avec paire de ciseaux ouverte et pince à épiler sortie
La paire de ciseaux et la pince à épiler, ustensiles très utiles complétant la trousse de secours

Ampoules

  • Des pansements spéciaux pour ampoules, de tailles et de formes différentes, à mettre en place dès les premiers signes d’échauffement.
  • En préventif, il existe aussi des sticks anti-ampoule ainsi que la crème NOK.

Epines

  • 1 aiguille pour retirer une épine, par exemple. Bien penser à la désinfecter avant l’opération.
  • 1 pince à épiler (un des ustensiles très pratiques du couteau suisse !).

Bébêtes

  • 2 tire-tiques (1 petit et 1 gros) pour enlever ces importunes tout en douceur afin qu’elles ne régurgitent pas leurs toxines.
  • 1 répulsif à tiques, selon votre destination.
  • 1 pompe à venin pour évacuer le venin et les toxines injectés par toutes sortes de bébêtes : moustique, guêpe, tique (après avoir retiré le dard ou la bestiole, bien sûr 😛 ) mais aussi serpent… Bien désinfecter la zone ensuite.

Soleil

  • De la crème solaire (avant et aussi après-soleil).

Fièvre et douleur

  • De l’aspirine, du paracétamol et/ou de l’ibuprofène. Tous ces produits sont bien sûr fébrifuges (qui font baisser la fièvre) et antalgiques (qui font diminuer la douleur). Mais ATTENTION : l’aspirine est aussi un fluidifiant sanguin et l’ibuprofène est anti-inflammatoire. Il faut donc être prudent et n’utiliser que ceux dont on a l’habitude.

Applications plus particulières

  • 1 paire de gants jetables en plastique pour limiter les risques de transmission d’infections transmissibles par voie sanguine (hépatites, sida…), si la petite famille est concernée par ce genre de problèmes. Peut aussi servir lorsqu’on porte secours à quelqu’un.

Et bien sûr :

  • 1 copie du carnet de vaccination (notamment pour le tétanos). C’est d’autant plus nécessaire pour les maladies exotiques (fièvre jaune, encéphalite japonaise et compagnie) lorsque l’on randonne sous les tropiques.
  • 1 copie de la carte de groupe sanguin.
  • Noter aussi tout élément qui pourrait être utile aux secours (allergies, malformation, opérations chirurgicales déjà subies…).

La trousse de secours pour la grande randonnée

En plus du petit barda que nous estimons nécessaire pour une petite randonnée, il faudra ajouter, pour les longues escapades :

  • 1 décontractant musculaire.
  • De l’anti-diarrhéique (à moins que vous n’ayez une paille filtrante type Lifestraw dans votre sac).
  • Des vitamines et minéraux, à prendre chaque jour pour limiter les carences. Bien souvent, les randonneurs au long cours n’emportent que du magnésium.
  • Des pastilles pour purifier et désinfecter l’eau.
  • Les traitements que vous prenez habituellement, liés par exemple à des maladies chroniques (asthme, diabète, hypertension…) ou à la contraception. Pensez aussi à prendre une copie de vos ordonnances : un médicament perdu ou oublié est ainsi plus facilement renouvelé.
  • Un antipaludéen et un répulsif spécial moustiques (peau et vêtements), si vous randonnez dans un pays concerné par le paludisme. Ajoutez-y tout ce que votre médecin vous conseille.

Les petits (et les grands) plus

Vos produits miracles

Si vous connaissez des produits qui peuvent en remplacer un (ou plusieurs) de cette liste, n’hésitez pas à les intégrer à votre nécessaire de premiers soins. Adaptez cette liste à votre convenance.

C’est d’ailleurs ce que nous avons fait. Nous avons intégré à notre pharmacie trois produits miracles. En tout cas, c’est comme ça que nous les percevons 🙂 !

La pharmacie de Dame Nature

N’oubliez pas qu’il est aussi possible de dénicher sur le terrain quelques plantes utiles en randonnée. Ainsi, le plantain et la lavande apaisent les démangeaisons des piqûres de moustiques et d’orties. Les fleurs de liseron et les feuilles de ronces ont des propriétés cicatrisantes.

Une petite formation

Pensez aussi à vous former au secourisme afin de connaître les bons gestes à faire en cas d’accident un peu plus grave. Chez nous, Luc est Sauveteur Secouriste du Travail dans son entreprise. C’est une belle façon d’aider les collègues, certes, mais aussi une manière (gratuite) de savoir secourir ses proches. Cependant, une telle formation ne remplace pas celle d’un pompier, loin de là. Elle permet juste d’attendre les secours, les vrais. Rien de plus, mais c’est un bon début.

Les dates importantes

Il est très important de vérifier régulièrement les dates de péremption des produits que vous avez dans votre trousse de secours.

En effet, une fois constituée, on laisse souvent cette petite pharmacie dans le sac à dos. On l’oublie un peu, ainsi que les produits qu’elle contient.

En ce qui nous concerne, nous pensons à faire le point avant chaque grand départ.

Votre trousse de secours

Maintenant que vous avez préparé votre petite pharmacie de randonnée, il n’y a plus qu’à ranger tout ça dans votre trousse de secours. Mais il n’est pas forcément utile d’avoir une pochette « officielle » avec une croix rouge dessus…

Une trousse de toilette, une petite sacoche en tissu voire un sac plastique feront l’affaire.

L’essentiel est de pouvoir caser tout cela dans le sac à dos et que cela ne se disperse pas. Il est aussi important que la trousse de secours soit accessible et toujours au même endroit, afin de pouvoir la récupérer rapidement.


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6 réflexions sur « Bien préparer sa trousse de secours »

  1. Merci beaucoup pour cet article détaillé. Vous avez souligné des points importants, notamment l’importance de personnaliser sa trousse en fonction de ses besoins et de sa destination. Je suis d’accord avec vous sur le fait que chaque personne a ses propres habitudes et médicaments préférés. Vos conseils et recommandations sont précieux pour s’assurer d’avoir l’essentiel en cas d’urgence. Je vais certainement tenir compte de vos suggestions lors de mes prochaines escapades en plein air. Merci encore pour le partage utile ! 😊

  2. Bonjour,
    Merci pour cet article très complet. Que pensez-vous des huiles essentielles dans la trousse de secours en randonnée ?
    Bonne journée

    1. Bonsoir,
      Si vous savez utiliser ces produits, si vous en connaissez les bienfaits ET les contre-indications (enfants de moins de 6 ans, exposition au soleil, femmes enceintes…), n’hésitez pas.
      En fait, en cas de souci en rando, il faut que vous puissiez soigner EFFICACEMENT toute la petite famille. Pour nous, c’est tout ce qui compte.
      Notons quand même un petit bémol envers les HE : les petites bouteilles en verre sont généralement plus lourdes que des plaquettes de pilules ou des crèmes en tubes plastique.
      Ceci dit, nous avons remplacé quelques produits de la liste par le Tégarome qui soigne tous les bobos de la peau (hématomes, coups de soleil, piqûres d’insectes…) 🙂. Adopté depuis des années et maintenant irremplaçable (pour nous).

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