Bien préparer votre sac à dos pour Compostelle

Bien préparer votre sac à dos pour Compostelle

Nos préparations pour notre départ avancent et nous voulons en profiter pour vous indiquer ce qu’il faut mettre dans le sac à dos pour Compostelle ou pour la randonnée itinérante de manière générale.

Il faut savoir que le poids du sac est un des grands ennemis du randonneur. On cherche donc à le diminuer le plus possible. On essaie de grappiller le moindre gramme. Certains vont même jusqu’à couper le manche de la brosse à dents !

Il est conseillé de ne pas dépasser 20% du poids du porteur pour ne pas trop souffrir. Au-delà, on augmente les risques de tendinites, de problèmes lombaires et d’usure des disques intervertébraux.

Il faut aussi penser qu’en randonnée familiale, on peut être amené à porter une partie du chargement confié aux enfants, voire leur sac complet. Pensez également que les petits ne peuvent pas marcher une étape entière. Il faut donc avoir une solution de portage et nous n’avons rien trouvé de plus pratique que les épaules des parents.

Bien sûr, cette liste pour remplir votre sac à dos est à adapter en fonction du nombre de jours que vous partez sur les chemins de Compostelle et de la saison.

Hors sac à dos

Nous détaillons ici tout le petit matériel que l’on porte sur soi, parfois en plusieurs exemplaires. Et c’est important : tout ce qui est dans les poches n’est pas dans le sac ! C’est donc du poids en moins sur le dos.

  • 1 couteau suisse avec pince à épiler, ciseaux et scie.
金召 步 – Pixabay
  • 1 lampe de poche ou frontale.
  • Les cartes et topo-guides que l’on peut protéger de la pluie dans une pochette plastique.
  • 1 carnet de notes et un crayon.
  • 1 boussole de randonnée.
  • Des mouchoirs en papier (qui peuvent aussi servir, en dépannage, de papier toilette, de pansement…).
  • Les papiers d’identité, carte vitale et carte de sécurité sociale européenne, carte de mutuelle… Tous sont importants et doivent aussi être scannés et copiés sur clé USB, voire envoyés sur une adresse mail, ceci en cas de perte ou de vol.

Dans le sac à dos pour Compostelle

L’habillement :

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Tenue totalement adaptée (Armin Rimoldi – Pexels)
  • 2 ou 3 T-Shirts de randonnée. Par contre, pas de débardeur, pas de petites bretelles, à cause des risques de coups de soleil sur les épaules, ce qui peut poser problème pour porter le sac. Il faut aussi faire attention lors des baignades.
  • 3 changes en sous-vêtements, de préférence en synthétique mais pas en coton (qui sèche difficilement).
  • 3 paires de chaussettes, prévues pour la randonnée. Il faut les choisir pour que l’élastique ne serre pas le mollet. Il y a aussi des paires de chaussettes doubles, c’est-à-dire que chaque chaussette est composée de deux chaussettes cousues au niveau de l’élastique. C’est une astuce qui permet de limiter la formation des ampoules. Cependant, ces doubles chaussettes sèchent plus difficilement. Pour obtenir le même effet, avec cet inconvénient en moins, nous préférons utiliser deux paires normales superposées à la place d’une double (ce qui fait, si on compte bien, 6 paires de chaussettes à mettre dans le sac).
  • 1 pantalon ou short ou bermuda ou un pantalon transformable en short… Personnellement, nous préférons porter un pantalon qui permet de nous protéger les jambes des coups de soleil, des ronces, des orties… Le pantalon évite aussi que les graviers n’entrent dans les chaussures. Il limite suffisamment la casse pour que l’on puisse se passer de guêtres. Toutefois, le pantalon est nettement moins agréable à porter en pleine chaleur. Nous préférons mettre dans le sac un short ou un bermuda, moins lourd, que nous portons le soir.
  • 1 change pour la nuit.
  • 1 pull. Nous le choisissons en tissu polaire, sans fermeture éclair, si possible. En effet, plus il y a de longueur de zip, plus le vêtement est lourd.

A ne pas oublier…

  • 1 habit de pluie, poncho ou coupe-vent. Nous préférons la cape de pluie, plus légère qu’une veste, plus enveloppante aussi et qui, en plus, protège le sac. Toutefois, le poncho est moins pratique, dans le sens où il vole au vent et peut donc plus facilement s’accrocher aux végétaux en bord de chemin. Il fait aussi plus chaud dessous. En fait, l’avantage majeur d’une cape de pluie est sa légèreté et la protection du sac.
  • 1 couvre-chef. Chapeau, bob, casquette. De notre côté, nous avons opté pour la casquette qui ne bute pas dans le haut du sac ou en cas de portage d’enfant sur les épaules. Par contre, elle ne protège pas les oreilles du soleil.
Kamaji Ogino – Pexels
  • 1 maillot de bain.

– En rapport avec l’habillement :

  • Nous mettons tous ces vêtements, comme tout le reste du contenu du sac d’ailleurs, dans des sacs afin de vraiment tout protéger de la pluie.
  • En plus, nous prévoyons un sac pour le linge sale, si nous n’avons pas le temps de faire la lessive.
  • Un autre sac sert à mettre le linge mouillé ou qui n’a pas fini de sécher, en cas de météo capricieuse.
  • 1 savon de Marseille pour la lessive, qui pourra aussi être utilisé pour la toilette. Mais nous préférons quand même le dédier uniquement à la lessive.
  • 1 corde à linge et des mini pinces à linge.
  • 1 petit nécessaire de couture tout simple, pour recoudre un bouton par exemple.

Le couchage :

  • 1 sac à viande ou drap de couchage, pour les nuitées en gîte.
  • 1 sac de couchage si vous optez pour le camping. Il est important de le maintenir au sec, coûte que coûte : nous le protégeons lui aussi dans un sac plastique.
  • 1 couverture de survie, sachant qu’il en existe maintenant des réutilisables. Nous en emportons une chacun, au cas où… Sachant que nous ne nous en sommes jamais servi.
  • 1 tente pour l’option camping. Nous choisissons des tentes 2/3 places (pour loger randonneurs et gros sacs), avec mini auvent (pour les chaussures) et double-toit (pour éviter la condensation dans la tente). Toutes ces options alourdissent la tente, c’est indéniable. Mais nous les estimons nécessaires pour améliorer notre confort assez précaire.

L’alimentation :

Vanessa Garcia – Pexels
  • 2 litres d’eau par personne.
  • 1 paille filtrante de type LifeStraw (sans doute la plus éthique de toutes).
  • Chaque jour, nous faisons le plein de produits frais :
    • Fruits (pommes, oranges, raisin, prunes…) et légumes (concombres, poivrons, tomates…) en privilégiant ceux de saison et ceux qui ne s’écrasent pas trop dans les sacs. Les plus fragiles sont gardés dans un sac à part et consommés rapidement.
    • Les fruits lourds comme les melons et les pastèques, difficilement transportables, sont achetés et consommés le soir.
  • Des pâtes fraîches ou à cuisson rapide, des sachets de purée, quand nous avons prévu de nous arrêter en gîte (car nous marchons souvent sans réchaud).
  • Du lait pour le petit-déjeuner, acheté lui aussi le soir.
  • Nous mangeons aussi parfois au restaurant, plus souvent dans des brasseries, snacks ou crêperies. Ça casse la routine et ça fait du bien au moral des troupes.
  • Lors des pauses, nous en profitons généralement pour prendre quelques fruits secs (raisins, figues, abricots, noisettes, amandes…).
  • Mais nous gardons toujours les aliments suivants en réserve, au cas où nous ne trouvions pas de magasin d’alimentation en cours d’étape. C’est une base indispensable que nous renouvelons dès que nous piochons dedans mais elle ne constitue pas vraiment notre alimentation quotidienne.
    • 1 ou 2 boîtes de conserve (pâté, maquereaux, sardines…).
    • Du lait en poudre. Il permet de maintenir les petites habitudes des enfants, même si on n’a pas trouvé de lait en cours de route.
    • Quelques sachets de thé.
    • Du chocolat en poudre pour le matin, que nous mettons dans de petites bouteilles, plus logeables et transportables qu’un paquet en carton.
    • Quelques sachets de sel, de sucre, de sauce (moutarde, ketchup…) qui apportent un plus dans une alimentation parfois répétitive.

En relation avec l’alimentation :

  • 1 assiette légère ou 1 petit bol (empilable) par personne. Nous avons opté pour les bols qui servent à tous les repas et à toutes sortes d’aliments (même pour la soupe et le petit-déjeuner).
  • 1 cuillère plutôt qu’une fourchette.
  • 1 couteau. Mais il n’est pas nécessaire d’en avoir un autre que le couteau suisse.
  • 1 réchaud avec un briquet ou une pierre à feu. Nous partons le plus souvent sans réchaud, pour limiter le poids.
  • 1 mini bouteille avec un peu de liquide vaisselle dedans. Généralement, nous nous en passons très facilement : de l’eau chaude suffit.
  • 1 ou 2 éponges, pour la vaisselle et pour enlever la condensation du double-toit de la tente.

La trousse de premiers secours :

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Pixabay – Pexels

Nous donnons ici une liste qui ne peut être considérée que comme une base, une trame. Ce n’est donc qu’une sorte de pense-bête afin d’être sûr d’avoir l’essentiel avec soi. En effet, nous considérons que la santé est éminemment personnelle et qu’un traitement ne peut pas être généralisé. De plus, chacun a sa façon de se soigner, ses habitudes.

Le plus important est d’emporter des médicaments qui correspondent à vos besoins et à vos idées, et que vous « maîtrisez ». En clair, vous devez absolument connaître les effets bénéfiques de chaque produit de cette trousse à pharmacie, mais aussi ses contre-indications et effets qui pourraient vous nuire.

D’ailleurs, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien. Le but est d’avoir l’essentiel dans le sac à dos, sachant bien sûr qu’il est toujours possible de compléter en cours de route, que ce soit sur les chemins de Compostelle ou d’autres sentiers de randonnée.

Les bases

  • Du désinfectant que nous préférons en spray. Cela évite ainsi d’avoir à l’appliquer avec une compresse.
  • 1 aiguille pour retirer une épine, par exemple. Bien penser à la désinfecter avant l’opération.
  • 1 pince à épiler (un des ustensiles très pratiques du couteau suisse !).
  • Des compresses stériles pour bien nettoyer autour de la plaie, à préférer au coton qui peluche.
  • Des pansements de tailles différentes, pour les petites plaies. Nous préférons emporter une bande de pansement à découper à la longueur voulue. En plus de protéger la plaie des agressions extérieures, un pansement a un effet psychologique indéniable sur les enfants : à peine posé, les pleurs se calment (le bobo est ainsi quasi entièrement soigné 😉 !)
  • 1 bande de gaze stérile pour maintenant une compresse sur une plaie plus importante ou pour maintenir une articulation lors d’une foulure ou d’une entorse ).
  • 1 paire de ciseaux (présente dans le couteau suisse) pour couper les bandes de gaze ou de pansement.
  • 2 ou 3 épingles à nourrice.
  • Des pansements spéciaux pour ampoules, de tailles et de formes différentes.
  • 1 tire-tique pour enlever ces importunes tout en douceur afin qu’elles ne régurgitent pas leurs toxines.
  • 1 pompe à venin pour évacuer le venin et les toxines injectés par toutes sortes de bébêtes : moustique, tique (après l’avoir retirée, bien sûr 😛 ) mais aussi serpent… Bien désinfecter la zone ensuite.
  • De la crème solaire (avant et aussi après-soleil).
  • 1 pommade à l’arnica pour soigner hématomes et bosses.
  • 1 décontractant musculaire.
  • De l’aspirine, du paracétamol et/ou de l’ibuprofène. Tous ces produits sont fébrifuges et antalgiques. L’aspirine est aussi un fluidifiant sanguin et l’ibuprofène est anti-inflammatoire. Il faut donc faire très attention et n’utiliser que ceux dont on a l’habitude.
  • De l’anti-diarrhéique.

Et bien sûr

  • Les traitements que vous prenez habituellement, liés par exemple à des maladies chroniques (asthme, diabète, hypertension…). Pensez à prendre une copie de vos ordonnances : un médicament perdu ou oublié est ainsi plus facilement renouvelé.
  • 1 copie du carnet de vaccination (notamment pour le tétanos) et de tout élément qui pourrait être utile aux secours (malformation, par exemple).

Les petits (et les grands) plus

Pour notre part, la plus importante adaptation que nous ayons faite à cette check-list de base est l’adoption du Tégarome, une sorte de produit miracle. A base d’huiles essentielles diluées, il est en effet adapté à tout le monde (même aux enfants et aux femmes enceintes !). On peut l’appliquer partout sur le corps, à part à proximité des yeux. Il soigne aussi de nombreux bobos : bosses, hématomes, petites plaies, brûlures légères (coups de soleil), piqûres d’insectes et d’ortie, ampoules. Et nous ne citons ici que la bobologie « courante » du randonneur ^^ ! Ce produit remplace donc pal mal de produits dans notre trousse de premiers secours

Nous savons aussi dénicher sur le terrain quelques plantes utiles en randonnée. Ainsi, le plantain et la lavande apaisent les piqûres de moustiques et d’orties. Les fleurs de liseron et les feuilles de ronces ont des propriétés cicatrisantes.

Pensez aussi à vous former au secourisme afin de connaître les bons gestes à faire en cas d’accident un peu plus grave. Chez nous, Luc est Sauveteur Secouriste du Travail dans son entreprise. C’est une belle façon d’aider les collègues, certes, mais aussi une manière (gratuite) de savoir secourir ses proches. Cependant, une telle formation ne remplace pas celle d’un pompier, loin de là. Elle permet justement d’attendre les secours, les vrais. Rien de plus, mais c’est un bon début.

La trousse de toilette :

  • 1 brosse à dents et dentifrice.
  • 1 peigne, plus léger qu’une brosse à cheveux.
  • 1 savonnette, type savon de Marseille pour la toilette mais aussi la lessive.
  • Du shampoing de préférence solide car moins lourd, moins encombrant et… plus écologique. Il existe néanmoins des savons-shampoings (solides) qui permettent de limiter le nombre de savons et donc le poids.

Lié à la toilette :

  • 1 serviette de toilette en microfibre, qui sèche rapidement.
  • 1 gant de toilette, éventuellement, qui peut dépanner s’il n’y a pas de douche (très rare).

Le sac à dos des enfants sur les chemins de Compostelle

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Généralement, les tout-petits aiment faire comme les grands, c’est-à-dire porter un sac. Ils en sont fiers. Il faut toutefois s’attendre à devoir le porter de temps à autre, l’idée étant de les habituer en douceur, sans le leur imposer.

L’essentiel est que le sac soit léger. Nous avons commencé par mettre :

  • Le doudou.
  • Le change pour la fin de journée, après s’être douché.
  • Le pyjama.
  • Quelques biscuits, gourde de compote…

A partir de 8 ans environ, nous avons ajouté le sac de couchage, en leur demandant leur accord.

Progressivement, les habits de change, les serviettes de toilette… viennent compléter les sacs des enfants.

Votre sac à dos pour Compostelle

Vous l’avez bien compris, l’important est que votre sac à dos pour Compostelle respecte votre dos et votre énergie donc ne soit pas trop lourd et qu’il comporte l’essentiel pour vous éviter les mauvaises situations.

Quand on part en famille, immanquablement, le sac s’alourdit car nous voulons être sûr d’avoir tout ce qu’il faut pour eux et c’est important pour que tout se passe bien. C’est une sacrée aventure pour ces petits bouts de chou !


Vous avez vous aussi des trucs et astuces qui pourraient compléter cette check-list sur la composition d’un sac à dos en randonnée itinérante, que ce soit sur les chemins de Compostelle ou ailleurs. Alors n’hésitez pas à le signaler dans les commentaires 🙂 .

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5 réflexions sur « Bien préparer votre sac à dos pour Compostelle »

  1. voilà un guide bien pratique ! Pour filtrer l’eau en cas de manque d’eau, il y a aussi le stylo à uv qui est pas mal du tout pour traiter une eau de rivière

  2. En lissant l’article, je me rends compte qu’il y a quand même de la reflexion à avoir pour un sac à dos minimaliste, très bon article.

  3. J’ai lu avec attention l’article et j’adore. Le sujet m’intéresse et du coup, je me demande le poids du sac que tu proposes. Je supposes qu’en étant plusieurs, on peux mutualiser certains produits.
    Avec ce sac, combien de temps tu peux durer ? Je suppose que si la nourriture est renouveler, et le morale, tu peux durer longtemps non ?

  4. J’ai prévu de faire une longue randonnée avec des amis pendant ce mois d’été, et je ne suis jamais sûr de ce que je dois emporter avec moi. Faire la différence entre ce qui est utile et ce qui est essentiel est un petit peu difficile. Le poids du sac à dos peut virer à l’enfer ! Avec ce guide pas à pas, je me sens totalement confiant sur ce que je dois emporté sur mes épaules. Merci (et bon courage pour Compostelle !).

  5. Wow ! Article très complet qui permet de pouvoir aborder sa randonnée sans stress !
    Cela fait quelques temps que je veux partir a l’aventure moi aussi alors cette checklist restera bien au chaud dans mes favoris ! 🙂

    Merci

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